samedi 12 mars 2011

Espèce invasive : le python birman squatte la Floride

Maxisciences
le python birman et le python des montagnes africain, colonisent la Floride

On rencontre le premier, ce squamate en Birmanie
Wikipédia nous apprend qu'il a été introduit illégalement par des terrariophiles non avertis
de la taille du serpent et, qui ne pouvant plus le loger et s'en occuper quand il atteint sa taille adulte, le relâchent dans la nature en Floride et colonise les Everglades où il est en concurrence avec l'alligator du Mississipi.
Ils se nourrissent de mammifères : chauve-souris, écureuils, lézards, iguanes, oiseaux et reptiles. Il chasse à l'affût et pratique la constriction sur ses proies.

Les pythons birmans sont connus pour manger des alligators. La Floride est dorénavant
un foyer pour les constricteurs, le serpent s'est adapté et se reproduit dans la nature.
Il peut atteindre plus de 6 mètres de long.
Cachés dans les marécages de Floride, le python mange quasiment tous les animaux à sang-chaud suffisamment gros pour être ingérés. C'est aussi une menace pour les animaux domestiques, la faune locale et les jeunes enfants.
Le pire cauchemar, plus de 10 pythons des montagnes africains ont été trouvés en Floride
depuis 2002. Plus dangereux que les pythons birmans, eux aussi se reproduisent rapidement dans les immenses zones marécageuses du Parc national des Everglades
et qui aujourd'hui doit faire face à une invasion plutôt surprenante :
entre 10 et 30.000 pythons se baladent dans cette zone humide.
Avec un risque qu'une hybridation puisse être possible entre les pythons birmans et africains .
Les administrés sont autorisés à chasser le python à l'arme à feu pour endiguer
sa multiplication.
Police pythons : la "patrouille python" armée de volontaires spécialement entraînée que la Nature Conservancy a mis en place pour les Keys après que le python ait commencé à avaler la rare faune des Keys.

l'agave, l'avenir du biocarburant ?

Maxisciences
L'avenir du biocarburant réside-t-il dans le maguey ou l'agave, une sorte de cactus de la famille des agavacées (et de l'Aloe Vera à qui il ressemble) ?
Au Mexique, c'est la plante nationale, elle est à la base de la production de la tequila et du Mescal.
Les agaves ne fleurissent qu'une seule fois dans leur vie au bout de 15 à 20 ans.
L'animal pollinisateur de cette fleur est une chauve-souris, "Murciélo narigudo".
Il en existe près de 300 variétés.
On la cultive pour de nombreuses utilisations ;
les fibres textiles "sisal", la fabrication du pulque, bière mexicaine forte,
utilisation en pharmacopée traditionnell pour ses propriétés antifébriles, antiseptiques ,
mais la majorité des produits à partir de la plante ne nécessitent pas plus de 20% de sa biomasse et c'est à partir de ces déchets que peuvent être produits des biocarburants.
L'agave offre un rendement plus intéressant que le maïs, le soja et le sorgho.
Cette plante pourrait ouvrir "la voie à une révolution énergétique".

vendredi 11 mars 2011

Pêche : un accord pour protéger le Pacifique Nord

Maxisciences
Les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Chine, la Corée du Sud, la Russie, Taïwan viennent
de s'entendre pour conclure un accord sur la protection de pêche dans le Pacifique Nord,
une zone de quelque 41,7 millions de kilomètres carrés.
Le chalutage de fond est une technique de pêche dévastatrice qui consiste à trainer par
bâteau des filets lestés raclant les fonds marins.
Les filets attrapent et tuent des poissons non commercialisables, détruisent les récifs
coralliens, menacent la biodiversité des fonds du Pacifique Nord.
Seule la pêche durable, sans impact sur les écosystèmes marins sera désormais autorisée
dans cette zone.

jeudi 10 mars 2011

des marées noires en eaux douces en hausse

Maxisciences
L'association environnementale Robin des bois dénonce "l'indifférence" face à la hausse
des pollutions des cours d'eau en France.
De 2004-2007, on recensait 561 pollutions
de 2008-2010, 643 pollutions.
Le réseau hydrologique français est impacté par des micropolluants persistants au premier rang desquels les PCB.
Les polychlorobiphényles (PCB) sont des liquides plus ou moins visqueux voire résineux,
insolubles dans l'eau. Ce sont des polluants très toxiques.
Les pollutions par hydrocarbures (pétrole brut, carburants, huiles, solvants, ...) se
perpétuent et s'amplifient, condamnent la faune et la flore.
Les accidents de poids lourds sont à la première place du classement des causes identifiées
de ces marées noires intérieures.
La deuxième cause des pollutions des eaux douces par les hydrocarbures est l'abandon
des cuves à fioul de chauffage, les vidanges intempestives de cuves à fioul ou à gazole, les dégazages du tourisme et transport fluvial.

Le premier bassin touché : Loire-Bretagne avec 168 marées noires, puis le bassin
Rhône-Méditerranée-Corse avec 140 marées noires.

Stockage du CO2 : enterrer le problème ?

Stockage du CO2 : enterrer le problème ?
Le 8 mars, s'est tenu une table ronde organisée au Palais de la Découverte à Paris autour
du thème "CO2, enterrer le problème ?"
Le CO2 d'origine humaine et les émissions naturelles de CO2 (océans, végétaud et volcans).
Le CO2 émis par la nature est rééquilibré par l'absorption naturelle. Mais les émissions anthropiques , humaines, bouleversent l'équilibre naturel en élevant le CO2 à des niveaux jamais atteints en 800.000 ans.
Le réchauffement climatique d'origine anthropique (humaine) est un fait et menace gravement les conditions de vie de l'humanité et la biodiversité bien avant la fin du siècle.
La consommation énergétique et la production de gaz à effet de serre augmente
très rapidement dans les pays émergeants et continue d'augmenter dans les pays industrialisés.
Pour agir sur ses rejets en GES (le dioxyde de carbone CO2) qui contribue au réchauffement
de la planète.

Les techniques envisagées seraient le piégeage et le stockage du dioxyde de carbone (PSC) à sa source dans les centrales électriques ou les installations industrielles comme les aciéries, les cimenteries, ..., et une solution serait de le stocker sous terre.
(enfouir à des milliers de mètres sous terre le carbone relâché par les industries
les plus polluantes.)
Les sources d'émission qui conviennent à cette technique selon
le volume de la source d'émission, si l'émission est stationnaire ou mobile, la distance
séparant l'émission de sites de stockage et la concentration des émissions de CO2.

Cette technologie du Captage, Stockage du carbone PSC ou CCS (Carbon Capture and Storage) :
le CO2 est capté à la sortie des industries et acheminé par pipeline vers des formations géologiques aptes à le piéger.
Ces procédés sont coûteux et énergivores. Ils représentent en moyenne 75% du coût
total de la séquestration du CO2 et entraînent une baisse de 15 à 20% des rendements électriques.
15 euros la tonne de CO2 sur le marché européen des quotas d'émission.
On peut se poser la question de l'intérêt de la France, dotée de son parc nucléaire, à
s'investir autant dans cette recherche.
Il y a une raison financière. Le prix de la tonne de CO2 est amené à augmenter jusqu'à
50 euros d'ici 2020, on aura alors des opérations rentables.

3 projets en France (Total/GDF Suez, EDF, Arcelor Mittal), avec le soutien financier de
l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).
C'est expérimental et des études sont menées pour évaluer le risque sanitaire et
environnemental.
N'y aurait-il pas un risque à long terme du stockage souterrain de milliards de tonnes de
CO2 sous pression ?
La catastrophe du lac Nyos au Cameroun le 21 août 1986 lorsqu'un nuage de plus d'un km3
de dioxyde de carbone a fusé brusquement d'une faille volcanique, (les volcans rejettent en
effet du CO2 lors des éruptions), tuant plus de 1700 personnes et toute vie animale sur plus de 14 km de rayon.

mercredi 9 mars 2011

Islande : un câble géant au fond de l'océan


L'Islande est un état insulaire qui dispose de ressources énergétiques issues de sa
géologie unique et de son hydrographie abondante. 81% de sa production d'énergie
primaire du pays provient d'énergies renouvelables.
66% de l'énergie primaire : la géothermie,
15% d'énergie hydraulique (le geyser Strokkur, la cascade Dettifoss ...)
19% de combustibles fossiles : le pétrole.
L'Islande a commencé de construire le plus long câble électrique sous-marin au monde
pour vendre son électricité d'origine volcanique à l'Europe.
Après avoir paralysé les cieux européens avec d'épais volutes de cendres volcaniques,
la grande île de l'Atlantique nord cherche à exploiter l'énergie géothermique tirée des eaux bouillantes de son sous-sol et de l'énergie hydrothermique de ses glaciers.
Le câble mesurerait entre 1.200 et 1.900 kilomètres de long et un objectif d'exportation
de 5 térawattheures par an (5 milliards de kilowatt/heures).
Cela représenterait la consommation de 1,25 million de foyers européens chaque année.
Les pays concernés seraient le Royaume Uni, la Norvège les Pays-Bas ou l'Allemagne.

Landsvirkjun, la compagnie nationale d'électricité islandaise de Reykjavik qui appartient à l'Etat islandais produit déjà 75% de l'électricité islandaise.
Landsvirkjun possède 16 centrales dont
13 centrales hydroélectriques,
2 centrales géothermiques
1 centrale thermique (Krafla)

Satellite européen GOCE pour mesurer la gravité de la Terre

L'Agence spatiale européenne a lancé le satellite GOCE le 9 mars 2009, en mission d'étude sur la gravité terrestre pour faire avancer la recherche sur l'atmosphère terrestre, la biosphère, l'hydrosphère, la cryosphère et l'intérieur du globe.
GOGE devrait également établir une carte de la géoïde (une carte virtuelle représentant
la surface de la Terre)
pour étudier les océans et le climat, les modifications du niveau de la mer, les calottes
polaires (l'épaisseur des glaces), l'humidité des sols et la salinité des océans, les séismes.
Moins de 2 ans après son lancement, le satellite a enregistré les mesures nécessaires
pour dresser le "géoïde" avec une précision de l'ordre du dix mille milliardième.
Une modélisation 3D de ce géoïde est visible sur le site de l'ESA (Agence Spatiale Européenne) .

Ce géoïde représente la surface de la planète sur laquelle la gravité s'exercerait de façon
uniforme en l'absence de toute influence extérieure : marées, courants marins, vents ...
une patate pleine de creux et de bosses, mais servant de référentiel unique et permettant
d'isoler les effets de l'attraction terrestre sur la plupart des phénomènes liés au réchauffement
climatique.
Les géophysiciens et climatologues pourront observer plus finement les variations,
comme le "niveau zéro" des mers,
l'élévation de la Scandinavie (1cm par an) et du Canada (1 à 2 cm par an) qui s'étaient
enfoncés lors de la dernière glaciation sous le poids de la calotte glaciaire.
L'ESA va prolonger la mission du satellite jusqu'à fin 2012.